Cela m’amène à réfléchir sur le coté révolutionnaire de cet outil. Aujourd’hui chacun peut y réaliser sa maison en 3D et déjà les œuvres architecturales les plus connus sortent de ces terres numériques dont l’exploration commence par la contemplation de notre fragile globe bleu, vert… Au delà du symbole, Google Earth est devenu un vecteur de communication pour les entreprises, les ONG, mais aussi un outil pour les associations humanitaires (comme au Soudan), pour des archéologues, pour des climatologues et même pour les élections présidentielles… Grâce à ses filtres on peut y présenter des données mondiales et en saisir le sens et la portée beaucoup mieux que sur une carte plane. L’utiliser pour expliquer des problématiques géopolitiques est assurément une voie à explorer. Bref, qui dit medium de l’information dit possibilité de manipulation. Sans être paranoïaque, il faut, aujourd’hui, pour une entité souhaitant affirmer une réalité géographique s’assurer de sa représentation virtuelle, sinon demain elle pourrait retrouver le magasin de son concurrent modélisé en 3D à la place du sien… Au delà des problématiques économiques, on a vu son utilisation aussi dans le cadre de conflits militaires, tout particulièrement en Irak, où les données cartographiques sont cruciale. Chaque jour voit naître son lot de nouvelles utilisations.

Pour terminer je rapporterais une nouvelle récente mentionnant l’embargo imposé par les USA sur le Soudan qui leur interdit l’accès à Google Earth. Google ne fait ici qu’appliquer une loi mais cela doit nous faire réfléchir au risque de se voir dire demain par les pays possédant une technologie de recherche Internet avancé (ou devrais-je dire le pays ! Ah, non j’oubliais quelques jeunes pousses…) : nous ne sommes pas satisfait avec cet accord, demain on vous coupe l’accès au web… Couper un moteur de recherche n’est pas la fin du web mais cela reste le moyen d’accès n°1, et pour les économies de consommation numérique d’aujourd’hui et encore plus de demain, ce serait une grave crise.

Vous l’aurez compris, cet article ne vise pas tant Google que le fait de souligner l’importance pour nos décideurs européens d’avoir un alternative capable de faire face à ce risque, mais surtout de proposer une alternative au monde. Ce débat ressemble étrangement à celui de Galileo… A bon entendeur, salut.


Google embargo by US rules !


In Darfour, man is still showing how bestial he can be with rebels opposing Sudanese army. Google Earth proposes a new “humanitarian” service. It allows thanks to a better resolution and land markers to precisely see the devastation of this region. Those information come from the US Holocaust Memorial Museum. .
Soudan Google Earth
This brings me to think about the revolutionary side of this tool. Today everyone can build out their 3D house and already many of the most famous architectural building are getting out these virtual ground. Beyond these new layer, Google Earth became a communication vector for companies, NGOs, but also for humanitarian activities (like in Sudan), for archaeologist, for climatologist and even for French presidential election… Thanks to all this filters it is possible to represent all kind of data and grasp the full meaning better than a plan map. To use it to explain geopolitical issues would definitely be a could idea. Thus this new information medium allows information to be manipulated. It becomes important, for instance, for a shop to verify its virtual representation if he doesn’t want to find its competitor building instead… Past these economical issues, we saw the importance of cartography during wars, especially in Iraq. Each day new uses of Google Earth appears.

To conclude I would mention this news about the ban set by the US on the Sudan forbidding them to use Google Earth. Google only apply here the law, but we must think about the risk of being forbid tomorrow access to internet search engine by the countries having one (or should I say THE country…). What if some negotiation don’t go as planned and the first way to access the web goes off, especially for the modern economies more and more based on the digital consumption.

You’ll have understand that this article is not so much about Google as of the importance of underlining the importance for Europeans decision maker to have an alternative to prevent such situation. This matter strangely look as the Galileo one… A word to the wise is enough !