Les media tentent d’échapper aux griffes de Google
Par Alexandre VERNO, vendredi 23 février 2007 à 13:07 :: Stratégies :: #70 :: rss
Lorsque Google rachète YouTube en 2006, il a déjà en tête la prochaine évolution du web : la distribution de contenu vidéo. Pour cela les 1,75 milliards de $ étaient en partie destinés aux majors du monde audiovisuel pour laisser à Google, le temps de négocier avec elle. Aujourd’hui celles-ci voyant leur pouvoir de négociation se réduire cherchent des acteurs émergents pour contrecarrer les plans du géant de la recherche.
Cette semaine la société Viacom Inc. annonce un partenariat avec la plateforme de TV sur Internet Joost. Depuis son acquisition, Google a réussit à établir un cesser le feu en jetant les bases d’un partenariat avec CBS, Son BMG et Universal Music Group afin que YouTube puisse diffuser des clips et extrait vidéo protégés.
Ce revirement de Viacom qui possède quand même parmi d’autre Paramount, Dreamworks et MTV est un signal fort pour Google. C’est le même signal que celui que la cour d’appel belge a donné en confirmant la condamnation de Google pour avoir utilisé les sources de journaux belge. Ainsi ce sont les producteurs de contenu qui se rendent progressivement compte des excès opérés par Google dans l’utilisation de leur contenu. Le jeu de force s’articule autour du trafic que génère le référencement sur les sites de Google pour les distributeurs. Ce trafic est vital pour les petits mais dilue les bénéfices des grands. Pour conserver ses contenus Google va devoir partager davantage ses profits souvent jugés insolents ou alors promouvoir une offre maison, ce qui semble peu probable, ou enfin dégrader son offre en se contentant des contenus libres et les auteurs amateurs.
Officiellement la solution de Google pourrait passer par une solution technologique, domaine où il est à son aise. En effet il est question d’un filtre à document piraté, qui identifierait les contenus grâce à une signature électronique du média. Là ou YouTube déchaîne l’ire des majors c’est quand il annonce ne fournir cet outil qu’à celles ayant signés un accord avec YouTube. Payez ou soyez piraté…
D’autres sociétés telle que MySpace sont aussi en train de travailler sur des offres permettant de filtrer les contenus piratés. Les différentes solutions passent en fait par la répartition des coûts élevés des filtres anti-piratage.
En sécurisant leur offre les plates-formes vidéo collaboratives couperont l’herbe sous le pied aux acteurs optant pour une diffusion contrôlée en amont grâce à l’avantage compétitif que sont les communautés d’utilisateur. La guerre est déclarée, elle va se jouer tant sur le champ technologique que juridique, elle s’annonce acharnée.
When Google purchased YouTube in 2006, it already had in mind the next evolution of the Web: video contents sharing. That is why part of the 1,75 billion $ was intended for the entertainment majors to let some time for Google, to negotiate with them. Today these company having their power of negotiation melting down seek for new player to thwart the plans of the search giant.
This week the Viacom Inc. company announce a partnership with the Internet TV platform Joost. Since its acquisition, Google succeeded in establishing a cease fire by providing the fundamentals of a partnership with CBS, Sony BMG and Universal Music Group enabling YouTube to broadcast protected clips and video extract.
This turnaround of Viacom possessing among other Paramount, Dreamworks and MTV is a strong signal for Google. It is the same kind of signal that the Belgian Court of Appeal gave (http://www.juriscom.Net/actu/visu.php?ID=905) when validating the guilty judgment of Google. It was judge for having used the sources of Belgian newspapers. We can see that content producers are gradually realizing abuses made by Google when broadcasting their own content for free. The game is articulated around the traffic generated through Google portals for editors. This traffic is vital for the small ones but dilutes profits for large one. To preserve its contents, Google will either have to share its enormous profits, either promote a self-made content, which does not seems very likely, or finally degrade its content by only sharing free contents.
Officially the Google solution could go through a technological solution. A place where Google is fluent. Indeed it is a matter of finding an algorithm to filter pirated document which would identify the contents thanks to an electronic signature of the media. But where YouTube unchains the ire of the majors it is when it announces to provide this tool only to those having signed an agreement with YouTube. Pay or be pirated…
Other companies such as MySpace are also working on offers allowing to filter the pirated contents. The various solutions go through in fact by the sharing of the high costs of the filters anti-piray.
While securing collaboratives video platforms, owner will supplant player choosing to broadcast checked stream thanks to the competitive advantage of online user communities. The war is declared, it will go on both on the technological field as well as the legal field, it will be harsh
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Commentaires / Comments
1. Le vendredi 23 février 2007 à 14:00, par PGL
2. Le vendredi 23 février 2007 à 21:51, par Anonymousse
3. Le lundi 26 février 2007 à 09:16, par cr0vax
4. Le lundi 26 février 2007 à 12:48, par Opticien lunetier
5. Le mercredi 28 février 2007 à 14:15, par Anonymousse
6. Le mercredi 28 février 2007 à 14:16, par Anonymousse
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