Google, apparaît comme la réalisation de l’ « American Dream », dans le sens où, parti d’une start up, il est devenu synonyme de « recherche sur le Web ». D’ailleurs, « To Google », par néologisme, est devenu un verbe aux Etats-Unis…

Et c’est là que le travail commence. A facilité d’utilisation et de pertinence semblable, l’internaute lambda choisie en générale Google. Le problème vient du fait que rien ni personne ne l’incite à se poser des questions quant à son choix.

Apparaît alors la dimension marketing du phénomène. Ainsi, Firefox (utilisé par 11% des internautes tout de même) a pour page d’accueil Google. Un autre support visuel pour nous rappeler de ne pas oublier d’utiliser l’incontournable. On a d’ailleurs envie de se demander la nature des relations entre Mozilla et Google…

Ajoutez à cela que tous semblent emprunter le même chemin. Ainsi, beaucoup de services Google sont clonés par Yahoo et MSN et réciproquement (sans parler des autres). Leur propre moteur a peine à concurrencer Google depuis son lancement.

L'observation de Yahoo et de MSN Search ne laisse pas de doute sur le modèle qui a inspiré les deux acteurs : même sobriété dans la page d'accueil, même choix d'un fond de page blanc pour éclairer la page de résultats, même couleurs pastel retenues pour distinguer les liens sponsorisés en tête de page, même présentation des résultats... Google a souvent servi d'exemple, que ce soit pour le système de cache, ou pour les outils intégrés dans le moteur (conversion de devises, traduction, définition de mots, etc.). Reste maintenant à savoir si "faire aussi bien que Google" sans être particulièrement innovant sera suffisant pour convaincre les internautes de délaisser le leader. Pour l'instant, le moteur de recherche de Larry et Serguei conserve une large avance, avec près de 80 % (en France et 50% dans le monde) de parts de trafic issu de la recherche.

Les 3 acteurs proposent en gros les mêmes contenus du fait de la concentration des producteurs d’information. Mais Yahoo et MSN (en bêta) ont eu une longueur d’avance sur Google en permettant l’exploitation de leurs moteurs de news par RSS avant lui.

Pour tenter de se démarquer un peu plus, Yahoo! se lance également vers la folksonomie (néologisme désignant un système de classification collaborative décentralisée spontanée, dans le même esprit que Google Co-op ) et Microsoft va certainement explorer d'autres pistes, encore inconnues (pour ses utilisateurs tout du moins). Qui reste-t-il pour contrecarrer les plans de Google avec une techno VRAIMENT différente dans ce cas?

Attendez, tout n’est peut être pas perdu, il reste quelques solutions de substitutions et de différenciation pour Yahoo, MSN et les autres :

- Une rupture technologique, telle que l’a lancée Google avec PageRank. Il s’agit là de la dernière véritable invention dans le domaine de la recherche sur le web. Mais innover est-il si simple ? Si tel était le cas, ne croulerait-on pas sous un magma d’innovations hebdomadaires ?

- Lancer des nouveaux services autour de la recherche d’information, basée sur les mêmes principes que d’habitude, mais avec l’intelligence en plus… En conclusion, on ne sait pas vraiment comment faire pour éviter Google… et on se demande sur quoi sera mis l’accent cette année chez les bêtas moteurs de recherche ? Y a-il une chance qu’on puisse changer les habitudes des internautes et ouvrir le champ d’action ?

Voici quelques pistes qui semblent offrir des alternatives interessantes :

- Exalead - analyse statistique

- Searchmach – moteur expérimental de Google

- Mooter – Australie, statistique et « desambiguation »

- Evolution des moteurs vers le web 2.0

- Evolution vers des moteurs spécialisés.

On attend vos idées !