Wall Street et Google: "Je t'aime, moi non plus"
Par François GRISONI, mardi 14 novembre 2006 à 14:38 :: Finance :: #4 :: rss
Les relations entre Google et la bourse ont été compliquées dès l'introduction du titre sur le marché. Aujourd'hui il semble que la firme californienne ait révisé son approche du monde financier et se lance dans une opération séduction.L’envolée boursière
Google inc effectuait son entrée en bourse en mai 2004. Initialement introduite à 80$, l’action était à 250 $ un an plus tard et aujourd’hui 473$ (communiqué de presse officiel). Google est devenu la 15ème capitalisation boursière des USA (à 173,5 milliards de dollars).
Des débuts difficiles
L’introduction du titre Google INC en bourse a été précédée de multiples péripéties (voir ici) , comme les embrouilles autour des vieilles actions Google , un faux pas dans playboy, ou un mode de mise sur le marché assez original (système d’enchères en ligne), mais aujourd’hui tout cela est du passé. (et aussi ici )
L’excellente santé du groupe californien ne fait aucun doute (4 milliards de dollars levés en bourse cet été…) mais en cédant à l’appel du marché, il se devait de satisfaire les investisseurs, de générer le plus d’argent possible, et surtout de se plier aux règles relationnelles avec les acteurs boursiers.
Google : une culture du secret
Le problème est que Google tient par-dessus tout à son indépendance et que ses dirigeants ont toujours eu beaucoup de mal à se livrer aux analystes financiers. Leur souhait de discrétion sur les questions d’argent (pour l’image) et leur réticence à donner des informations stratégiques aux concurrents ont fait qu’ils n’ont jamais partagé leurs chiffres avec les analystes et investisseurs. La communication sur ces sujets a donc toujours été restreinte, voire nulle.
Une communication forcée
Pour la première fois le 20 juillet dernier, S. Brin s’est entretenu avec des analystes financiers. Les dirigeants ont donc compris qu’après avoir séduit des millions d’utilisateurs, il fallait arranger les choses avec les institutionnels de la finance, ultime obstacle vers le triomphe total.
Google : la bête noire des marchés boursiers
En effet, l’attitude de Google a longtemps été considéré par Wall Street comme une forme d’arrogance, que seuls les excellents résultats boursiers compensaient.
Google doit aller vers plus de transparence, car le marché n’aime pas les rapports de force, ni qu’on le tienne à l’écart d’informations essentielles pour lui.
Les dirigeants commencent à le comprendre, et Kim Jabal (directeur des relations avec les investisseurs) s’est adjoint les services d’un cabinet de conseil pour améliorer la communication avec Wall Street. Eric Schmidt, de son côté, fait beaucoup plus de conférences financières et donne une vision d’ensemble bien plus claire des investissements de Google.
De plus, c’est la seconde année que se tient le Google Analyst Day, journée dédiée aux investisseurs.
L’opération séduction des institutions financières prend désormais son envol. Nul doute que le géant Google atteindra une fois de plus son objectif, mais le retard est grand. Par exemple, une entreprise comme Yahoo ! est beaucoup plus appréciée dans le monde boursier car sa transparence est indéniable (elle publie 30 pages de résultats financiers détaillés deux fois par an )
La gestion boursière de Google en dit long sur les intentions de la firme et sa politique de choix. Pour reprendre sa devise « you can make money without doing evil », Google a ici préféré perdre de son indépendance plutôt que de se priver d’une manne financière, et doit aujourd'hui l'assumer...
Document d'entrée en bourse
Google inc effectuait son entrée en bourse en mai 2004. Initialement introduite à 80$, l’action était à 250 $ un an plus tard et aujourd’hui 473$ (communiqué de presse officiel). Google est devenu la 15ème capitalisation boursière des USA (à 173,5 milliards de dollars). Des débuts difficiles
L’introduction du titre Google INC en bourse a été précédée de multiples péripéties (voir ici) , comme les embrouilles autour des vieilles actions Google , un faux pas dans playboy, ou un mode de mise sur le marché assez original (système d’enchères en ligne), mais aujourd’hui tout cela est du passé. (et aussi ici )
L’excellente santé du groupe californien ne fait aucun doute (4 milliards de dollars levés en bourse cet été…) mais en cédant à l’appel du marché, il se devait de satisfaire les investisseurs, de générer le plus d’argent possible, et surtout de se plier aux règles relationnelles avec les acteurs boursiers.
Google : une culture du secret
Le problème est que Google tient par-dessus tout à son indépendance et que ses dirigeants ont toujours eu beaucoup de mal à se livrer aux analystes financiers. Leur souhait de discrétion sur les questions d’argent (pour l’image) et leur réticence à donner des informations stratégiques aux concurrents ont fait qu’ils n’ont jamais partagé leurs chiffres avec les analystes et investisseurs. La communication sur ces sujets a donc toujours été restreinte, voire nulle.
Une communication forcée
Pour la première fois le 20 juillet dernier, S. Brin s’est entretenu avec des analystes financiers. Les dirigeants ont donc compris qu’après avoir séduit des millions d’utilisateurs, il fallait arranger les choses avec les institutionnels de la finance, ultime obstacle vers le triomphe total.
Google : la bête noire des marchés boursiers
En effet, l’attitude de Google a longtemps été considéré par Wall Street comme une forme d’arrogance, que seuls les excellents résultats boursiers compensaient.
Google doit aller vers plus de transparence, car le marché n’aime pas les rapports de force, ni qu’on le tienne à l’écart d’informations essentielles pour lui.
Les dirigeants commencent à le comprendre, et Kim Jabal (directeur des relations avec les investisseurs) s’est adjoint les services d’un cabinet de conseil pour améliorer la communication avec Wall Street. Eric Schmidt, de son côté, fait beaucoup plus de conférences financières et donne une vision d’ensemble bien plus claire des investissements de Google.
De plus, c’est la seconde année que se tient le Google Analyst Day, journée dédiée aux investisseurs.
L’opération séduction des institutions financières prend désormais son envol. Nul doute que le géant Google atteindra une fois de plus son objectif, mais le retard est grand. Par exemple, une entreprise comme Yahoo ! est beaucoup plus appréciée dans le monde boursier car sa transparence est indéniable (elle publie 30 pages de résultats financiers détaillés deux fois par an )
La gestion boursière de Google en dit long sur les intentions de la firme et sa politique de choix. Pour reprendre sa devise « you can make money without doing evil », Google a ici préféré perdre de son indépendance plutôt que de se priver d’une manne financière, et doit aujourd'hui l'assumer...
Document d'entrée en bourse
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Commentaires / Comments
1. Le mercredi 15 novembre 2006 à 13:09, par Charles Bal
2. Le jeudi 23 novembre 2006 à 19:34, par Christophe Pilmis
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